09/12/2007

UNE HISTOIRE QUI NE FINIT JAMAIS

UNE HISTOIRE QUI NE FINIT JAMAIS

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L’hommage à Isy III par Isy Gabriel Brachot (le 4è du nom) n’est pas une exposition banale. L’histoire de cette famille vouée à l’art est intimement liée à l’art d’exposer. Dès 1962 ou 63, j’ai visité la galerie pour les œuvres de Marcel Delmotte. C’était au n° 62 de l’avenue Louise sous Isy II.

En 2007, au n°74, j’ai revu le œuvres modernes du règne d’Isy III (dès 1967) avec, en complément : Hoekstra, Denzler, Delire ou Bornain qui sont les choix de Isy Gabriel Brachot.

Son hommage filial est réussi et on y trouve des perles comme cette trop rare marine de James Ensor dont l’œuvre de plein air a été souvent occultée pour faire place à son ironie décapante.
On revoit ainsi un Labisse peu connu, du Delvaux, du Max Ernst, et, parmi les vivants (et comment !) j’ai aimé un Alain Bornain nouvelle manière car le peintre ne cesse de se remettre en question.

Deux étages sont habités par cette longue aventure de l’art au cours de laquelle on est passé de Beuys à Bijl , de James Brown à Gnoli, de Opalka à Panamarenko, à travers des moments-clés avec Magritte, l’humour de Brandani et les soirées un peu folles avec Joan Marti qui arrivait à vélo et en chaussettes rouges ... Il y avait aussi les options plus modernistes de Christine Brachot qui, je le pense, est pour beaucoup dans la vocation de son fils.

Ceux qui assumaient la logistique ne doivent pas être oubliés, Michel Baudson et Alain Noirhomme ; entre autres, ou Mr Duchiron, toujours si chaleureux.

Tous les artistes se retrouvent dans l’imposante série de catalogues et la riche documentation amassée par la galerie et qui forment un « fonds précieux » qui est maintenant à l’ULB.

L’histoire de la galerie est celle de l’art au fil des ans complétés par l’exploration récente (quatre ans) que fait Isy Gabriel sur le terrain mouvant de l’art après l’an 2000. C’est une exposition souvenir mais aussi un regard tourné vers l’avenir.

On dit la peinture est morte ou l’art est mort… laissez les morts en paix. Il existe encore de jeunes galeristes pleins d’enthousiasme pour accrocher des toiles aux murs (réels ou virtuels) du futur.

Pour comparaison : le monde fleuri de Hoekstra et l’inquiétant Max Ernst
La ville étrange de Chirico et la pyramide imaginée par Bornain

Anita NARDON

Galerie Isy Gabriel Brachot,
avenue Louise 74,
1050 Bruxelles

Du15/11 au 29/12/2007
du mercredi au samedi de 14h à 18h


13:38 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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