01/04/2007

ROSMORDUC

ROSMORDUC

Rosmorduc 01

Elle est arrivée, il y a quelques années, avec des surfaces bâties à mais nues. Des matières bâties de telle façon que seule la forme d’un objet non précisé restait en surface comme pour donner un signal de ce qui allait suivre. Signes pareils à des pictogrammes maintenant implantés dans notre vie, les pierres-formes ou logos implantés dans l’espace de Rosmorduc ont balisé un itinéraire qui devait conduire à un développement qui maintenant est venu.

Les formes se sont ouvertes, éclatées, et forment des écheveaux de laine, voire des pierres en fusion. Cette désintégration des formes solides et qui semblaient bien établies, permet à Rosmorduc de démontrer que toute structure solide est moins stable que prévu. Il y a là une sorte de plongée dans les incertitudes de notre temps, une négation de la sacro sainte solidité pour nous donner un signal fort de l’avancement des sciences, des recherches et de la remise en question totale de notre monde. La mutation est à l’honneur. Elle est lentement évolutive mais carrément brutale et signifie une sorte de big bang qui pénètre notre quotidien.

L’artiste n’a pas besoin de couleurs violentes, la demi-teinte reste son propos favori ce qui marque encore davantage le changement sans retour, le lendemain qui déjà existe en tant qu’aujourd’hui même si l’homme de l’an 2000 ne sait pas encore que le siècle suivant est arrivé.

Anita NARDON

Galerie Faider,
rue Faider 12,
1050 Bruxelles
tel 02 538 71 18

du 22/3 du 5/5/2007
du mercredi au vendredi de 14h à 19h
samedi de 14h à 18h.


15:48 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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