03/12/2006

Irène Sweijd

Irène Sweijd au rythme d’une danse sacrée

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© photos Luc Schrobiltgen

L’Anversoise Irène Sweijd étonne à chaque passage aux cimaises car à aucun moment, même dans les plus difficiles, elle n’a calmé le rythme de ses toiles. Elle utilise les techniques mixtes comme d’autres leur enregistreur mais elle ne capte pas la ligne harmonique, elle retient le rythme.

Quelque chose se rapproche des rites chamanistes dans cette façon de traiter des figures ( ?) Vous avez dit figures ? Ce sont de simples allusions à des ombres d’humains qui se cachent puis se révèlent selon un tempo qui monte de plus en plus et finit par couvrir touts la toile.

Dans cette frénésie colorée certains ne verront que des tourbillons de coups de pinceaux alors que le dessin, longuement appris et jamais oublié, trace un vocabulaire pictural précis et son rythme suit l’envoûtement que procure la musique. Pour ceux qui ne peuvent dormir sans comparaison, je dirais que l’intensité monte comme dans ce fameux boléro de Ravel, surtout lorsqu’il est revu par Béjart.

Une explication ? L’artiste est née en juillet 1940 alors que rien n’était calme à l’horizon.

Plus tard, elle a étudié la philologie germanique à l’ULB mais n’avait toujours pas trouvé sa voie libératoire. Sa montée en peinture fut lente mais chaque geste allait désormais apporter sa force de vie. Développée au fil des ans, son œuvre est à présent largement dominée par des rouges et des ocres mais quand surgit un bleu, il devient imposant, même s’il évoque le « blues ».

Une peinture dominée par une énorme pulsion vitale, un art bâti sur des vibrations, c’est, en résumé, ce que je retiens d’une œuvre si évidente qu’il est inutile d’en dire plus.

Il faut la voir, absolument.

Anita NARDON

Galerie ABC,
rue Lebeau 53,
1000 Bruxelles
tel 511 32 53

du 29/11 au 30/12/2006
du mardi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30


17:12 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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