04/07/2006

L’art était sa vie

L’art était sa vie

Jean Goldmann vient de nous quitter, laissant des pages vides là où Jean Cimaise aurait dû signer des critiques.

Lui-même peintre et graveur, il avait la faculté de s’abstraire lorsqu’il était face à l’œuvre d’un(e) autre. Artiste réaliste, il a chanté l’homme, la femme, la foule avec un souci permanent de l’ambiance sociale.

Lors de l’hommage que la Galerie du Parvis lui avait consacré en 1990, j’avais pris à cœur de rassembler des témoignages d’artistes et de confrères-critiques.

Le résultat fut étonnant, chaleureux, le ton de l’ensemble c’était Jean tout entier avec la bonté peinte sur son visage et une silhouette menue.

"Un petit bout d’homme" (disait l’excellent journaliste culturel Francis Chenot.
Un homme qui avait traversé la vie sans fléchir malgré les épreuves et l’ombre portée par l’ingratitude, voire la méchanceté de certains artistes.
Un homme fidèle en amitié et toujours ouvert aux autres.

Né à Anderlecht en 1922, entré dans le Groupe Contact en 1943, Jean fit bon nombre d’expositions et défendit l’art contre les dérives imposées par des sortes de modes qui sont maintenant oubliées tandis que son œuvre personnelle et ses critiques si justes et si lucides restent inscrites dans le grand livre de l’histoire de l’art, ce grand livre jamais terminé et que l’on rouvre, hélas, chaque fois qu’il faut inscrire un point noir sous le nom d’un ami.

Anita NARDON (juin 2006)

16:07 Écrit par Anita Nardon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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