03/05/2006

Harry Holland

Harry Holland




Né à Glasgow en 1941 et issu de la célèbre St Martin’s School off Art, il nous est devenu si familier qu’on le croit volontiers peintre de nos basses terres avec sa peinture silencieuse et forte à la fois.Dans les toiles récentes de l’artiste intitulées « Rencontres », les murs sont nus, les corps plus nus encore, même s’ils sont vêtus.



Il y a des hommes et des femmes, blancs ou noirs de peau, passants quasi immobiles qui font des gestes quotidiens.

C’est comme une photo prise à la sauvette : l’image volée d’une personne qui ne vous regarde pas et passe son chemin.

Lorsque le modèle est face au peintre, lorsqu’il pose et regarde celui qui va capter son image, les regards se croisent mais il existe entre eux une certaine distance.

Les scènes sont captées dans des coloris un rien étouffés, les tons sourds dominent et il est très rare qu’un coup d’éclat apparaisse.

Les gestes sont très mesurés, souvent présentés au ralenti, aucune précipitation n’est de mise dans cette peinture méditative qui crée une sorte de mise à distance entre le regardeur et la toile.

Il y a quelques années, Harry Holland a peint des objets inanimés mais il est revenu à la figuration des corps, ces portraits d’êtres humains dans lesquels il exprime une foule de sentiments sans jamais accentuer les gestes.

Tout se passe dans une ambiance feutrée sont la force s’exprime uniquement par la lumière posée sur un bras, la position d’une main, l’ombre qui se devine en arrière-plan.

Un moment de calme dans les turbulences de l’art d’aujourd’hui.

Anita NARDON

Mineta Contemporary,
rue des Minimes 32
1000 Bruxelles
tel 02 512 27 26

DU 12/4 AU 27/5/2006
du mercredi au samedi de 14h à 18h




Harry Holland
the handbag

23:06 Écrit par Anita Nardon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.