01/03/2006

Pour souvenir garder …

EN DEUIL



Pour souvenir garder…



Après Jacques Collard, Jean Pigeon, Jacques Meuris, L.L Sosset, Remi De Cnodder, Paul Caso et Stéphane Rey, le silence des critiques grandit avec la disparition de



Robert Vivenoy, dit Alain Viray – 1923-2006

L’ami, qui vient de disparaître, a hanté les galeries d’art durant de longues années et ses articles dans le journal « La Dernière Heure » étaient la carte de visite « culture » de ce quotidien dont ce n’était pas vraiment la vocation première.

Il fut le rédacteur en chef de la revue oubliée « Ostende-Douvres », il fut aussi poète et auteur dramatique (trois pièces furent jouées à l’Ile St Louis). La dernière « Le Pont », illustrée par Claude Genisson, attend un hypothétique producteur …

Il avait publié ses souvenirs de journaliste, « Il faut le dire » ( La Libre Expression 1988 ) et un ensemble de textes de réflexion. Il eut une rubrique de télévision « TéléViray » et on lui doit « les Traditions de Bruxelles » chez Marabout. C’est dire l’ampleur de son domaine créatif. Il a rédigé une vingtaine de livres consacrés aux arts plastiques dont un volumineux « Gustave Camus » aux éditions Labor en 1987 qui est un véritable livre de référence.

J’ignore si beaucoup d’anciens élèves se souviennent de ses cours à l’Institut pour journalistesmais en tant que tel, il était présent partout, passant d’un voyage aux Etats-Unis à l’inauguration d’un théâtre et de l’écritoire à la participation aux jurys. Il en assuma une quantité importante dont ceux de « Rencontre de l’Art Bruxellois » ( biennale Janus), du Centre Culturel l’Oasis, du Musée d’Art Spontané… et j’en passe. Nos joutes pour les quotations étaient parfois épiques et se terminaient souvent dans un éclat de rire, car Alain et moi avons suivi des voies parallèles depuis 1965.

Ici s’arrête la route, reste l’œuvre pour se souvenir.

ANITA NARDON





08:18 Écrit par Anita Nardon | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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